RAPPORT OCTOBRE 2014

            RAPPORT D’ACTIVITES ARED OCTOBRE 2014

Le vaste travail d’inscription des enfants est entièrement terminé. Tous les enfants de Douala et des autres villes, sont enfin  inscrits dans une école. Nous avons travaillé cette semaine, sur le planning de suivi.  Actuellement, chaque éducateur connait son planning de suivi dans les familles et dans les écoles.

Les choses ne s’annoncent pas faciles. Car deux de nos anciens éducateurs on trouvé un travail et ont été obligés de nous quitter. Ce qui est très normal. Nous en sommes contents et tristes. La joie  réside dans le fait que c’est grâce à l’ARED qu’ils ont eu ce travail au bureau social de la commune de Douala. Une autre bonne chose est que nous aurons régulièrement besoin de leurs services au niveau de la commune… Ils sont partis, mais ils nous serrons beaucoup plus utiles dans leurs nouvelles fonctions.

Ce départ laisse deux places d’éducateurs expérimentés vides et il nous faut rapidement trouver deux personnes pour les remplacer en attendant, nous sommes débordés par le travail. Surtout informatique. Car il nous faut actualiser régulièrement le site web de l’association qui est déjà opérationnel. Nous sommes en contact avec monsieur Fodouop un des jeunes que nous avons formé il y’a quelques années. Il est informaticien et nous lui avons proposé de faire le travail de webmaster pour l’ARED. Nous attendons toujours sa réponse. Notons cependant qu’il est déjà d’accord pour le principe. Il ne reste plus qu’à nous convenir de la manière et du temps. Car il travaille et vit à Edéa à 60km de Douala.

Nous rappelons que le site web de l’ARED est : www.aredcameroun.org  Il est prévu pour trois langues Français, Néerlandais et Anglais.

La présidente madame MALLA M.  a été entendue au commissariat lundi dernier suite à la plainte que l’ARED avait déposé en Août, pour tentative de viol sur deux de nos jeunes durant les activités de vacances derniers. Il en ressort que les accusés nient les faits et disent que les jeunes filles qui les accusent se trompent, ou qu’elles font confusion. Ce qui n’est pas vrai, car les filles sont formelles et reconnaissent très bien les deux adultes. D’ailleurs dans le voisinage de ceux-ci, il se raconte qu’ils ne sont pas à leur 1er coup. Mais leurs parents qui ont beaucoup d’argent, payent pour que ceux-ci ne soient pas envoyer en prison.

 

Fonctionnement :

Nous avons décidé en commun, et au regard du nombre réduit d’éducateur, (pour l’instant) de ne plus tenir de réunion hebdomadaire. Nous tiendrons nous réunion 1 fois toutes les deux semaines. Mais nous maintenons le système de rotation des réunions dans chaque zone respective. Dans la zone 3, la réunion se tiendra exceptionnellement le dimanche.

Les autres associations de plate forme, n’ont pas encore décidé si les réunions du groupe se tiendront encore cette année à la MJC. Mais le responsable de la MJC monsieur Didier pense que ce serra un risque, d’accepter ces réunions comme l’année dernière à la MJC. En effet lui est d’accord, mais le risque de fermeture des maisons de jeunes…risquera causer un coup aux activités de la plate forme.

Très occupés ces derniers mois par les inscriptions et les réunions avec les parents des enfants, nous n’avons pas fait le rapport de suivi du projet revient. Mais nous le ferons dans le rapport du mois prochain.

Comme nous vous le disons dans chaque rapport, plusieurs de nos jeunes, ayant poursuivit les études supérieures (à leur risque…) car les financements de l’ARED ne nous autorisent pas à financer les études ni du secondaire, encore moins du supérieure. Mais nous encourageons les familles et les jeunes intelligents et motivés à faire des sacrifices pour leurs enfants…Plusieurs ont été soutenus par la marraine de l’ARED. Mais celle-ci n’a plus les moyens. Alors c’est devenu un serpent de mer pour nous de gérer ces jeunes avec nos moyens. Nous recevons des dizaines de lettre de désespoir nous demandant de l’aide.

Nous publions ci bas, une des lettre reçue (exactement comme l’a écrite ce jeune qui s’appelle CEDRIC. Un jeune que l’ARED soutient depuis des années, en lui accordant des petits coups de mains pour des besoins scolaire et alimentaire… La famille et lui sont obligés de faire le reste. Mais la maladie de son papa rend le sacrifice de la famille impossible.

Voici l’intégralité de la lettre très émouvante.

LETTRE DE CEDRIC POUR BESOIN D’AIDE

J’espère que vous allez tous bien là-bas, je prie pour vous tous les jours pour que ce soit le cas. Ici rien ne va pour parler des autres je laisse le soin à papa de vous raconter, mais pour ce qui est de moi, ça ne va pas du tout. Je ne vais pas passer par 4 chemins pour vous dire que mes problèmes sont  comme vous savez d’ordre financiers. En effet, comme nous avons eu à discuter la dernière fois, je vous avais dis que j’avais besoin d’un ordinateur pour mes études; et bien j’ai fais une recherche sur les prix comme vous m’aviez demandé et ce que je peux  vous dire, est que les bons ordinateurs d’occasion vont de 90.000 à 150.000fcfa voir même plus cher encore. Tonton je sais que c’est un prix énorme mais j’en ai vraiment besoin. Les cours ont déjà commencé et c’est un calver car nous faisons les cours de 7h30 à 20h. Pour arriver tôt, je me lève à 4h du matin et j’arrive à l’université de Soa à 6h30 pour espérer avoir une place assise ce qui n’est pas toujours le cas et papa se plaint sans cesse que mon école lui coûte trop chère. Alors que je n’ai encore aucun document pour mes études. Les cours sont intenses les devoirs à faire sur internet sont nombreux et papa et moi, on avait décidé qu’il me trouverait même une chambre de 150.000 l’an près de l’université pour que je profite de la bibliothèque qui a tous les livres aux programmes, vu que je ne peux pas acheter. Et pour que j’arrête de souffrir avec les navettes. Car je rentre toujours des cours à 22h mais il a vite changé d’avis; il dit qu’il na plus d’argent

Il est malade tout le temps. A l’université de Soa il y a vraiment école. Le niveau est très élevé et réussir  là-bas requiert non seulement les moyens, mais aussi  il faut être dans de bonnes dispositions pour les études, mais moi, je ne peux plus aller m’installer à Soa car papa dit qu’il n’a plus d’argent. Je n’ai aucun document, même les plus importants qui sont  même obligatoires comme: le code civil, le code pénal, le code de procédure pénal, la constitution du Cameroun etc.… Certains livres ne sont pas que obligatoires, mais je ne peux pas m’en passer car tous les articles que l’on nous demande de mémoriser se trouvent à l’intérieur. Et sans ces articles je ne peux pas comprendre mes cours.  Depuis que l’on a commencé, c’est de plus en plus long, les cours qu’il me faut comprendre. La majorité des étudiants qui sont mes amis sont déjà installés là-bas. On a décidé de travailler ensemble. Mais cela m’est impossible car, je n’ai pas l’argent du transport pour les navettes à Soa chaque jour.  Même les jours des cours, papa se plaint avant de me donner le peu d’argent pour aller faire cours. Je n’ai rien , je ne ressemble même pas à un étudiant, je n’ai même pas de cahier pour prendre des notes , je n’ai qu’une seule paire de chaussures qui me sert pour l’école et pour aller à l’Eglise, même au campus je ne mange pas, parce que j’ai pas d’argent ce sont mes amis qui m’aident quand ils ont un peu, la liste des besoins qui me préoccupent est tellement longue que je ne peux la citer entièrement, mais tonton c’est avec les larmes aux yeux que je vous écrie.  Ce qui me rend encore plus triste quand je vous écrie, mais je n’ai pas le choix, je veux faire des études, je veux réussir  j’ai encore cette passion. Le droit a beaucoup d’opportunités pour mon avenir. Je veux aller jusqu’au bout. Tonton j’ai besoin d’un miracle, d’un miracle car c’est la seule chose qui peut m’aider. Je sais que c’est trop pour vous, mais tonton je vous en  supplie je n’ai que papa.  Vous êtes les seules personnes à pouvoir encore m’aider  j’ai besoin de vous. Je  vous en supplie,  faites quelque chose pour moi avec l’ARED, au moins pour cette année. J’ai besoin d’aide  pour réussir. Au  lycée, vous m’aviez donné les cahiers et livres ; mais ici, Je n’ai vraiment rien tonton. Même pas des vêtements pour aller à l’école.  Je ne sais plus comment faire mais, je garde la foi. Je sais que je viens alourdir le poids qui pèse sur l’association, mais tonton aidez moi du mieux que vous pouvez. Excusez-moi de vous dire tout ça mais, je suis désespéré et j’ai besoin d’aide  en espérant que le seigneur vous donnera les moyens, le courage, la force qui vous permettra de m’aider et les autres aussi parce que je sais nous sommes nombreux à solliciter l’aide de l’ARED. Je vous souhaite et à tata  MIKY aussi de bien vous porter, que Dieu vous garde, vous bénisse et vous protège. Je vous aime tous les tontons et les tatas pour ce que vous faites pour moi avec les autres enfants. Au revoir

CEDRIC MOMHA F.

 

MOMHA F.CEDRIC (sur la photo)

  Est orphelin de mère et il fait parti des premiers enfants que l’ARED a soutenu. Il est très intelligent et très motivé par les études. Mais son papa qui est son seul soutien est très malade actuellement. Il à bénéficié du soutien de la marraine depuis qu’il est en 6eme. Il a obtenu son BAC il y’a 2 ans. Il a fait une 1ere année à l’université de Ngoaékélé à Yaoundé toujours avec le soutien de la marraine. A présent qu’elle est en retraite et très malade, elle a arrête son aide.  Du coup la quinzaine (15 ) de jeunes ( universitaires et collégiens ) à qui elle payait les études sont tous désespérés. L’ARED leur apportait chaque année un soutien logistique, médical et administratif. Nous n’avons pas les moyens pour payer cette catégorie de bourse.

 Même si le conseil d’orientation de l’ARED a toujours considéré l’action (louable) de la marraine MALIKA, comme un engament personnelle de sa part, nous ne nous sommes jamais désolidarisés de cet acte de générosité très remarquable. Surtout que tous ces jeunes dont  elle payait les études supérieures sont des enfants que l’ARED lui a présentés après qu’ils aient obtenu leurs diplômes et soient sortis de la catégorie à qui nous accordons des bourses.

Cela pose un problème auquel vous êtes régulièrement informés, vous tous les partenaires intérieurs et extérieurs de l’ARED. Celui de l’avenir de certains jeunes qui continu les études en faisant des gros sacrifices…et quand ils n’en peuvent plus, ils reviennent vers nous.

Grace au financement de la commune d’Oostkamp en Belgique, nous avons trouvé une petite solution : en créant le projet «  Crédit Revient » pour les jeunes qui doivent laisser l’école avec  un diplôme.

Nous n’avons pas de solutions pour ceux qui comme Cédric, veulent poursuivre les études.

Pour l’instant la seule option qui se présente, est celle de la recherche du parrain-scolaire pour chaque étudiant. Mais nous ne pouvons pas être certains que cela puisse marcher, au regard de la conjoncture mondiale actuelle, qui touche presque toutes les personnes qui ont souvent réagit positivement pour de tels cas.

 

Pour conclure, nous vous informons que l’ARED a reçu une note de la procure des missions (la banque qui loge le compte de l’association depuis 1997). Cette note oblige toutes les associations à signaler dans les 3 jours, tout virement d’argent fait dans leur compte par des partenaires… Ceci afin de leur rendre le travail moins difficile. En clair, vous êtes prié (un peu obligé) de nous informer dans les 3 jours tout virement que vous ferrez dans le compte de l’ARED.

Cette mesure nous contraint à envisager l’ouverture d’un compte dans une autre banque. Mais la décision n’est pas encore prise. Et vous serrez tous informés de tout changement.

Mais en attendant rien n’a changé. Le compte de l’ARED n’a pas changé.

La présidente et toute l’équipe                                         

Madame MALLA M.

Geef een reactie